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Container – coteneur

Supporter – supporteur – «partisan d’un sportif qui manifeste son appui»

L’appropriation de la désinence anglaise du participe présent –ing. Cette désinence est devenue un véritable suffixe français qui désigne «action» en anglais, mais le français lui confrère en plus la valeur de «lieu où s’effectue l’action». ainsi on a camping, dancing, sleeping.

L’écart sémantique peut-être encore plus manifeste. P.ex. le parking français correspond au car-parking ou parking-gatrage anglais.

Il y a des mots irremplaçable qui présentent les réalités anglo-saxones et anglo-américaines comme shilling, pudding, smoking venu d’Amérique et vieilli aujourd’hui. Et ces mots ne troublaient pas trop les Français.

La francisation des emprunts en –ing est souvent proposée par la substitution du suffixe –age à l’intrus. Ainsi sont recommandés: caravantage, listage, zonage. Parfois il y a aussi parallèlement adaptation phonétique de la base formative. Tel est le cas de marchandisagepour marchandising.

Il y a lieu de signaler que non seulement des unités lexicales ou morphologiques sont sujettes à l’emprunt. Le français s’est approprié tout un procédé de formation – le téléscopage. P.ex. le mot téléscopé «motel» de provenance américain.

Quelques domaines d’emploi des anglicismes récents:

1. Les termes spéciaux ont enrichit le vocabulaire de l’ industrie et de l’économie, grâce aux recherches technico-scientifiques de point effectuées en Angleterre dans la première moitié du XX siècle

2. Les nouveaux termes sportifs; P. ex. Funboard«planche à voile courte qui permet des sauts»

3. Le cinématographe; P.ex. travelling – «mouvement de la camera»; spot – «tache, point»; clip – «petit projecteur à fasceau lumineux»

4. La publicité est peut-être le domaine le plus ouvert aux américanismes. P.ex. magazine, article

5. Les autres domaines. P.ex. internet, site, cliquer, pacemaker– «stimulateur cardiaque», etc.

Mais les défenseurs du génie du français formulent des recommandations restrictives quant aux anglicismes.

Le français étant une langue romane, l’anglicisme est qualifié d’acceptable à condition d’avoir une racine de provenence latine. Ces emprunts sont nombreux et ne suscitent généralement point d’objection si leur contenu sémantique reflète quelque phénomène nouveau.P.ex. senseur, sexsymbol(e), stagflation.

Mais toutefois les puristes ont fait des gaffes. Un cas courieux est offert par l’anglicisme fax qui est une abréviation de téléfax et que certains voudraient remplacer par télécopie. Pourtant fax n’est historiquement rien autre que l’abréviation de fac simile. En plus il est plus simple de dire faxer qu’envoyer une télécopie.



Une autre recommandation péremptoire qui propose non seulement de prononcer les mots anglais et anglo-américain à la français, mais de les transcrire selon les normes correspondants. P.ex. le réformateur de l’orphographe Jeau Dutourd propose de transcrire les «vocables exotiques» tels que look, cool, show, crash, roots à la manière française louque, coule, chaud, crache, routes.

Malgré les écarts manifestes entre les graphies anglaises et françaises relativement aux sons correspondants la plupart des emprunts conservent leur forme d’origine. Particulièrement fréquents sont le cas de deux o (oo) de deux e(ee), les combinaisons de lettres différents dont les voyelles ea, oa ou les consonnes sh, prononcés respectivement [u], [i/e], [o] et [ ].

Maintenant quelques recommandations officielles proposées en vue de reproduire l’orphographe française:

ü Bogue (f) pour bug – en anglais «bestiole nuisible» et au figuré «défaut» signifiant aujourd’hui dans les deux langues «défaut d’un logiciel entraînant des anomalies de foctionnement»

ü Cédé –ROM à côté de «disque optique compact» pour CD [sidi] –ROM, sigle anglais pour «Compact Disc Read Only Memory»

ü Postère (m) pour poster – «affiche»

Mais certains graphies francisées proposées par les linguistes ou hommes de lettres n’apparaissent que sporadiquement et ne réussissent pas à supplanter la graphie d’origine. P.ex. le mot cocktail qui était écrit comme coquetel ou coquetèle.

Il faut dire que les substitutions les plus fréquentes aux anglicismes se situent non pas au niveau morphologique, mais lexical. Une partie des emprunts ont pour substituts français des mots, d’autres des groupes de mots plus ou moins lexicalisés. Voilà quelques exemples représentatifs qui sont traduits par des mots français des anglicismes:

Backgroundarrière-plan; Baffleécran; Discount1)ristourne 2) minimarge; hit paradepalmarès; fast foodprêt-à-manger; take-offdécollage.

Des exemples cités il s’ensuit que les termes français correspondants sont des traductions qui ne respectent pas nécessairement la forme interne des anglicismes ce qui contribue à l’oubli de leur origine étrangère.

Moins nombreux sont les cas lorsque l’anglicisme est rendu par des groupes de mots plus ou moins lexicalisés, ce qui peut aboutir à l’évincement complet du terme d’origine qui alors ne pourra être détecté qu’à la suite de recherches étymologiques.

Ainsi: flashback par retour en arrière; nightclub par boîte de nuit; one man show par spectacle solo; off (dans voix off) par hors champ; tie-back par jeu décisif.

Certains sont de simples traductions:

Pour designesthétique industrielle; pour crashatterrissage en catastrophe.

Il y a des anglicismes qui ont disparu de l’usage, tel speakerine, d’ailleurs un faux anglicisme qui s’est vu évincer par annonceuse, présentatrice.

Tels sont grosso modo les modestes tentatives de freiner l’afflux des anglicismes qui peuvent à la longue défigurer le français.

La confrontation des anglicismes et anglo-américanismes admis dans les ouvrages lexicographiques et les doublons français officielement recommandés pour une partie de ces intrus ne permet pas de dégager quelque règle générale expliquant le processus de francisation. A tout moment on est confronté à des cas imprévisibles ce qui ne permet pas de déceler le pourquoi de l’ admission ou du rejet de tel ou tel emprunt. Cette incohérence apparaît nettement lorsqu’il y a une possibilité évidente d’employer un synonyme adéquat à l’intrus, possibilité restée inexploité.

Ainsi on peut parler que de tendances fragmentaires qui ne s’étendent pas à l’ensemble des emprunts récents. On peut affirmer que ces tendances se plient aux caprices de la mode ou de l’engouement de l’heure.

Les opinions des Français à l’égard de l’afflux des anglicismes sont partagés. Certaines sont une manifestation d’une panique exagérée qui se résume par la thèse «le français en danger», d’autres témoignent d’une attitude tolérante. Parmi ceus qui ne sont point rédutés par l’influence de l’anglais sur le français on peut nommer les linguistes M. Cohen, Cl. Desirat, T. Hordé, G. Molinié qui se rendent compte du caractère quasi inéluctable de ce mouvement compte tenu, d’une part, de la proximité de la France et de l’Angleterre, d’autre part, de l’essor technoligique inédit des Etats-Unis à l’époque actuelle.

De toute façon il n’y a pas lieu de s’alarmer. Le prestige du français n’est pas compromis pour autant. Son rayonnement culturel ne ternira jamais. C’est d’ailleurs la langue le plus enseignée dans le monde après l’anglais.

Mais les mots empruntent des autres langues, comme l’allemand, espagnol, russe et d’autres. La majorité écrasante des emprunts appartient à la classe des substantifs, les verbes et les adjectifs sont rares.


Date: 2016-01-05; view: 594


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