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L’image sociolinguistique de la France à l’époque de l’ancien français.

La traite Verdun 843 signe entre les petits-fils de Charlemagne(Charle le Chauve, Lothaire, Louis le Germanique) marque non seulement la fin des guerres qui les mettaient aux prises mais aussi la fin de l’unité de l’empire Carolingien et le debut de l’existence de 3 états modernes – La France, L’Italie, L’Allemagne. Charle le Chauve le frère cadet a reçu la partie occidentales de l’empire de Charlemagne, cad le ter essentielle de la Fr a l’exception des provinces de L’Est. Lothaire – le frère aine a conserve le titre d’empereur et il a obtenu la partie centrale de l’empire – L’Italie et une bande de terres qui constituaient la Fr médiane. Louis le Germanique pris la F orientale cad les terres qui sont devenus la base de future Allemagne. Le partage de l’empire de Charlemagne a eu lieu au 888. Le commencement de la formation du royaume de Fr. coïncide avec l’apparition du 1 texte en langue fr. Il est connu sous le nom de "Serments de Strasbourg", signé en 842 par les petits-fils de Charlemagne, (voir extrait ci-dessous ), qui est considéré comme le premier document officiel de la langue française; une langue encore bien loin de celle que l'on parle actuellement. Cet act a apparu 14 fevrier 842 – l’annee precedente de la signature de traite de Verdun.Pendant la lte contre leur frere aine Lothaire, Charle le Chauve de Germanique et Louis ont traote le Serment de fidelite devant leurs armes respectives pour que se serment soit compris par des soldats de leurs armes, Charle le pronoe en langue germanique tandis que Louis le fait en langue romane dans un des dialectes romans parles dans la Fr occidentale. Entre 843 et 987 (Hugues Capet), le pouvoir royal s'affaiblit considérablement. Les comtes revendiquent de plus en plus l'honneur (et l'intérêt) de conserver leur charge leur vie durant. Comme eux, les vassaux cherchent à rendre leurs bénéfices héréditaires. Abbés et évêques sont pratiquement indépendants sur leurs terres.

Ce processus de dissolution de l'autorité royale est aggravé par les dernières grandes invasions. Les Musulmans, installés depuis le VII° siècle en Afrique du Nord et en Espagne, lancent des raids sur la côte méditerranéenne, occupant même des points fortifiés jusqu'à la fin du X° siècle (La Chanson de Roland accuse les Sarrasins de la mort de Roland). Dès 840, les Vikings venus de Scandinavie remontent avec leurs drakkars les grands fleuves (Seine, Loire, Garonne, Rhône) et pillent cités et monastères de l'arrière-pays. A la fin du IX° siècle, ce sont les Hongrois - peut-être les ogres de notre folklore - qui ravagent le territoire, avant d'être repoussés, au siècle suivant, par le roi de Germanie.

Alors que les parties méridionales de Francie occidentale sont de plus en plus délaissées par les rois carolingiens, les échelons régionaux du pouvoir sont mieux à même d'assurer la défense et la protection des populations. Dès le début du X° siècle, alors que l'Empire carolingien disparaît, les comtés sont regroupés entre les mains de princes territoriaux, qui prennent le titre de ducs ou de marquis, et qui exercent toute la puissance publique. Parmi ces grands, le duc d'Aquitaine, le duc de Bourgogne ou encore le duc de Normandie, après l'abandon par le roi carolingien, en 911, de la région de Basse-Seine à des Vikings, les "hommes du Nord", devenus Normands...



Parmi ces grandes familles, il faut signaler les Robertiens, qui contrôlent les comtés entre Seine et Loire. Dès la fin du IX° siècle, ils fournissent des rois : l'hérédité du souverain carolingien ne s'impose plus aux princes et aux évêques du royaume qui se sentent assez forts pour élire de temps à autre un Robertien. En 987, quand le dernier Carolingien meurt sans héritier direct, c'est le Robertien Hugues Capet qui est élu. La même année, il associe au pouvoir son fils. Une nouvelle dynastie était née : celle des Capétiens. Elle se prolongera jusqu'à la Révolution. Les débuts de la nouvelle dynastie coïncide avec la mise en place de la féodalité. Le processus de dissolution du pouvoir s'est encore aggravé, cette fois aux dépens des principautés territoriales. Ainsi, la grande principauté des Robertiens s'est fragmentée en différents comtés, et les premiers rois capétiens ne contrôlent directement que 1'lle de France et l'Orléanais.

A l'intérieur même des comtés, le pouvoir est de plus en plus accaparé par de simples possesseurs de châteaux. A partir de 1030, on assiste à un véritable "choc châtelain", à une "mutation féodale" (Georges Duby). La puissance publique comtale (impôts, justice, levée des troupes, calendrier agricole) est exercée par des châtelains, de façon privée, dans le cadre de la seigneurie rurale [cf III) A)]. A la fin du XI° siècle, il existe en France plusieurs centaines de châtellenies, chacune ayant pour ressort une douzaine de paroisses. Cette appropriation privée de la puissance publique définit la féodalité au sens large: autrement dit la dépendance du monde paysan à l'égard des seigneurs de tout rang, du duc ou comte au simple châtelain. Au sens restreint, la féodalité désigne les relations sociales entre seigneurs et vassaux.

Au cours du Xe s., le territoire franc est déchiré par les luttes qui opposent les féodaux. Le pays se fractionne en seigneuries, et chaque seigneur cherche à vivre dans l’indépendance. De grandes principautés se forment, celle de Flandre, Normandie, Anjou, Aquitaine, Bretagne. Le morcellement territorial favorise la formation de nombreux dialectes. Cette période de guerres sauvages, de pillages et de vengeances continuera encore au XIe s. Quant à l’autorité royale, tout au long des IXe – XIe ss. elle décline constamment en France, car les vassaux deviennent plus puissants que le roi et ne se soumettent plus à lui. Le royaume de France contrôlé par le roi est à ce moment un bien petit royaume: l’Île-de-France. En plus, il est déchiré par des luttes intestines pendant que tout le pays souffre d’une économie des plus rudimentaires. e morcellement féodal et le système des fiefs ont engendré l’esprit particulariste auquel correspond, sur le plan linguistique, une variété de dialectes. C’est pourquoi la langue française de la période féodale se caractérise par un grand nombre de dialectes.

Une relative indépendance de la Gaule méridionale aux VIe – VIIIe ss., ainsi que la séparation du royaume d’Arles du Nord de la France pendant trois siècles (Xe – XIIIe ss.) ont contribué à l’évolution linguistique tout à fait différente du latin vulgaire et du gallo-roman au Sud et au Nord de la Gaule. Les pays de langue d’oc (ou Occitanie) ont eu donc un développement linguistique différant de celui des pays de la langue d’oïl.

Ainsi, du point de vue linguistique la France médiévale est divisée en deux grands groupes de dialectes dits langue d’oc et langue d’oïl et une langue soi-disant intermédiaire – le franco-provençal dont la tra­dition écrite et littéraire se centre autour de Lyon. Il faut préciser qu’en dehors des trois domaines romans il existe alors en France des territoires où habitent des peuples qui ne sont pas d’ex­pression romane et qui jouissent d’une autonomie politique assez grande: le duché de Bretagne, situé au nord-ouest du pays, où l’on par­le un idiome celte, et le comté de Flandre, au nord-est, où la langue est le flamand, idiome germanique.

Rappelons que ces langues sont appelées suivant la forme de la particule affirmative oui, langue d’oïl (îéëü) (oïl > oui) ou lingua Oytana (oïl < hoc ille (hoc illic), qui occupe la partie nord de la France d’aujourd’hui, et langue d’oc ou lingua Occitana(oc < hoc) qui occupe la partie sud, la Provence.

 


Date: 2015-12-11; view: 677


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