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Un succès qui s’exporte

Paris Plages s’installe pour la onzième fois sur les berges de Seine

Par Alexis Morel

Paris Plages commence ce vendredi 20 juillet dans la capitale française. Pour la onzième année consécutive, deux kilomètres de voies sur berge sont fermées à la circulation le long de la Seine pour laisser la place au sable et aux transats. D’année en année, le succès de l’opération ne se dément pas, avec trois millions de « bronzeurs » en moyenne. Retour sur une initiative qui a beaucoup fait jaser à ses débuts.

Chaque année depuis 2002, le sable arrive par barge à la mi-juillet, en provenance d’une carrière située à cent kilomètres de Paris. Et chaque année, le moindre mètre carré est pris d’assaut entre 8 heures et minuit.

Pourtant, le défi était loin d’être relevé. En 2002, l’opération est montée en quelques semaines par l’équipe de l’urbaniste Jean-Christophe Choblet. « A l’époque, c’était un pari fou, et critiquable. Ce n’était pas évident de fermer du jour au lendemain un grand axe de circulation. Au début, on ne voulait faire le test qu’une année », reconnaît-il aujourd’hui.

L’équipe et la mairie de Paris sont vite submergées par le succès. Mais aussi par les critiques. Les Parisiens fustigent la fermeture des quais de Seine, mais aussi le coût de l’opération, deux millions d’euros en moyenne.

Vocation sociale ?

Parmi les motivations originelles, la volonté d’offrir à ceux qui ne pouvaient pas partir en vacances la possibilité de s’évader un peu. Depuis, le public s’est étoffé, avec de plus en plus de touristes étrangers notamment (ils représentent aujourd’hui 8% des visiteurs).

Paris Plages est désormais inscrit sur le parcours des tour operators en juillet-août. Mais les Parisiens n’ont pas pour autant déserté les lieux, assure Stéphane Chave, responsable évènements à la mairie de Paris : « Les études que nous avons réalisées témoignent d’un vrai mélange des catégories sociales. À Paris Plages, l’ouvrier côtoie le chef d’entreprise. Nous avons aussi beaucoup de provinciaux et de Franciliens ».

Pour le sociologue Jean Viard, spécialiste du temps libre, « ce qui est fascinant dans Paris-Plages, c’est que tous les ans, des gens se mettent en maillot de bain entre une rivière où ils ne peuvent pas se baigner et une voie rapide ». Selon lui, l’opération est l’exemple type des mutations urbaines : les espaces de temps libre et de loisirs réinvestissent la ville, par nécessité.

Un succès qui s’exporte



Depuis, l’initiative a fait des émules. À l’étranger d’abord (Berlin, Bruxelles ou encore Tokyo ont suivi le mouvement), en province, et aussi en banlieue. C’est peut-être d’ailleurs dans les quartiers défavorisés que l’initiative prend tout son sens, et répond à sa vocation sociale originelle.

La Courneuve, Argenteuil ou encore Carrières-sous-Poissy ont maintenant leur banc de sable. Le maire de Carrières (Yvelines), Eddie Aït, veut faire de sa plage éphémère « un lieu de rencontre entre générations, et un moyen d’apprentissage du vivre ensemble ».

 


Date: 2016-01-14; view: 173


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